TO MAKE ENGLISH CAREER - Teaching, trade, translation, tourism...
VOUS ÊTES PASSIONNÉ PAR LA LANGUE DE SHAKESPEARE ET VOTRE OBJECTIF EST DE FAIRE DE CE GOÛT UN MÉTIER ? DANS CET ARTICLE, VOUS TROUVEREZ DES PISTES UTILES, QUE VOUS ENTREPRENIEZ VOS ÉTUDES OU ENCORE QUE VOUS ENVISAGIEZ DE CHANGER D'ORIENTATION.
Que vous choisissiez de travailler dans un pays anglophone, d'être en contact permanent avec l'étranger ou de voyager régulièrement, il vous faut trouver une profession qui vous mène sur le chemin du bilinguisme franco-anglais. Quelques domaines recrutent particulièrement, voici les principaux.
Applications directes
A moins d'être issu d'une famille anglophone, votre premier contact avec les langues étrangères est passé par un professeur. D'où l'idée classique que celui qui parle anglais au quotidien est celui qui l'enseigne. Un moyen de garder contact avec l'anglais est en effet de passer le CAPES (Certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement secondaire) suite à une licence à l'université. Cependant, si le prof d'anglais tant aimé au collège vous paraissait connaître la Grande-bretagne par cœur, sachez que, dans la plupart des établissements scolaires, les voyages outre-Manche ne sont que ponctuels et souvent très courts. Seuls votre volonté et votre compte en banque personnels pourront faire de vous un professeur d'anglais visitant Londres et Dublin plusieurs fois par an.
Variante de cette voie, les études de FLE (Français langue étrangère) - souvent spécialité des études de langue générales - vous orienteront vers l'enseignement du français à des étrangers. Il vous faudra maîtriser au moins une langue étrangère afin de communiquer avec vos élèves et collègues des pays dans lesquels vous serez envoyé. Si vous choisissez une région du globe anglophone, vous parlerez anglais au quotidien. (Voir aussi dans la rubrique «Bénévolat» page 42.) .
Renseignements sur le site officiel : www.education.gouv.fr et dans l’ouvrage Profession : enseignant, d’Anne Hoenn, Studyrama/Jeunes Éditions (10,95€).
Si c'est purement la langue qui vous intéresse, vous pouvez également vous diriger vers la traduction et l'interprétariat. Interprète de conférence, traducteur technique ou littéraire, votre travail vous demandera une maîtrise parfaite de la langue. Dans cette voie, des voyages au bout du monde vous attendent. Pour cela, un DESS de traduction (bac+5) est nécessaire, dispensé dans de nombreuses facultés et écoles.
Consulter à ce sujet Profession traducteur, de Daniel Gouadec, La Maison du dictionnaire (35€).
Sciences
Souvent oubliée, la carrière de scientifique au sens large vous permettra de voyager, pour assister à des congrès, ou travailler avec des instituts étrangers. Qu'il s'agisse d'océanographie, ou de psychologie clinique, les chercheurs sont souvent bilingues : colloques, conférences, ouvrages de référence... tout est en anglais. A la suite d'études souvent poussées jusqu'à la thèse, vous trouverez des bourses outre-Atlantique dans de nombreuses disciplines, ainsi que des offres de postes dans des universités, des instituts, des laboratoires, etc.
Informations sur le site : www.education.gouv.fr
Commerce, droits internationaux, audit
Les grandes écoles l'ont compris : à l'heure de la mondialisation, il faut penser international. Intégrer une école de commerce vous demandera un travail acharné mais vous permettra d'obtenir une formation parfois dirigée vers l'international, dans l'import-export, la marine marchande ou encore l'audit, domaine en vogue pour les entreprises désirant effectuer en leur sein ou à l'extérieur des études sur les finances, par exemple.
Consulter Les Métiers du commerce international, de Loïc Denize, Studyrama/ Jeunes Éditions (11,95€) et Les Métiers de la banque et de la finance, de Caroline Andreani, L’Étudiant (10,90€).
Pour voyager, pensez aussi à la profession d'avocat, accessible avec le CAPA (Certificat d'aptitude à la profession d'avocat), suite à quatre années d'études au minimum. Si vous menez une brillante carrière, vous pourrez devenir avocat international en suivant une formation complémentaire.
Voir Les Métiers de la justice, de Marion Reboul, Studyrama (11,95€).
Tourisme
Hôtesse de l'air, steward, guide-interprète, directeur d'office de tourisme, maître d'hôtel, conseiller-vendeur en agence de voyage, agent d'accueil en office de tourisme..., les métiers du tourisme sont légion. Demandant différents niveaux d'études, d'expériences et de compétences, ils ont en commun les langues étrangères : une ou plusieurs seront systématiquement exigées. Signalons que, si de nombreuses professions du tourisme sont accessibles suite à un BTS ou une licence, l'entrée dans de grandes agences ou compagnies passe parfois par un concours.
Lire Les Métiers du tourisme, Collectif, Guides J/Studyrama (12,05€).
Politique, diplomatie, carrières militaires
Evidemment, le ministre des Affaires étrangères français voyage à loisir et rencontre de nombreuses personnalités du monde entier, mais vous n'en êtes pas là. Cependant, une carrière dans la diplomatie n'est pas exclue. Vous pourrez passer des concours -externes ou internes- en vue de devenir conseiller des Affaires étrangères, interprète à la Commission européenne, ou postuler à un emploi dans un consulat ou une ambassade à l'étranger, par exemple. Une très bonne culture générale est exigée ainsi que, bien souvent, la maîtrise d'une seconde langue. Le niveau d'études requis est variable, parfois une licence suffit. Néanmoins, des études au sein de grandes écoles telles que les Instituts d'études politiques (concours après le bac) pourront représenter un atout supplémentaire pour être recruté.
Renseignements sur www.diplomatie.gouv.fr rubrique « emplois et carrières » et sur http://europa.eu.int pour des infos sur les concours des institutions européennes.
Culture et communication
Vous pouvez également rêver de devenir rock star ou acteur de cinéma mondialement connu pour bénéficier de voyages paradisiaques... mais cela reste très utopique. Dans le monde de la culture en général, les voies sont nombreuses mais extrêmement bouchées. Voici une possibilité plus réaliste: devenir attaché de presse. Pour cela, des études de communication et, surtout, une grande débrouillardise vous seront nécessaires. Votre travail consistera à mettre en valeur un artiste, une entreprise ou encore un homme politique, de façon à ce que la presse nationale et internationale en parle.
Dans le monde du journalisme, les places sont rares et très convoitées, cependant beaucoup de travail et de persévérance vous permettront peut-être de devenir reporter international ou encore reporter-photographe. Des écoles reconnues sont accessibles avec un bac + 2 ou + 3, selon les formations.
Lire Les métiers du Journalisme, Collectif, Studyrama/Jeunes Éditions, 2003 (10,95€).
Bénévolat
En marge d'une carrière professionnelle ou pour en faire son métier, le bénévolat international vous enverra au bout du monde pour des missions concernant le développement, l'éducation, le sanitaire, etc. Pour être logisticien salarié dans l'humanitaire, il faut faire des études de management ou de logistique, sachez toutefois que les revenus sont assez maigres. Votre volonté et votre engagement seront vos principaux atouts pour effectuer des missions dans des pays en détresse. Certaines professions sont particulièrement recherchées par les ONG (organisations non gouvernementales), dans les domaines de la santé, de l'éducation ou du bâtiment.
Pour trouver l'association qui vous convient, rendez-vous sur www.jeveuxaider.com, un portail de la solidarité en France.
Vous pouvez vous engager auprès d'organisations liées au gouvernement français : le volontariat civil international, le volontariat de solidarité internationale, l'Alliance française (www.alliancefr.org), etc. Courage et générosité vous seront nécessaires, et ce sera l'occasion de mettre au service des autres votre maîtrise de la langue: vous partirez à l'étranger, parlerez anglais avec les autochtones mais aussi avec les équipes souvent internationales.
Pour plus de détails : www. expatriés.org
Conseils utiles
Avant de vous lancer, posez-vous les bonnes questions : aller travailler à l'étranger demande un grand engagement personnel, il ne s'agit pas en général de partir un mois ou deux mais plusieurs années voire une vie entière. Si vous ne vous en sentez pas capable, mieux vaut renoncer et préférer une profession dans laquelle les rapports à la langue se feront depuis la France. Pour plus de détails sur une carrière, consultez les fiches métier sur le site de www.phosphore.com
Si vous ne trouvez pas d'emploi, que vous n'êtes pas assez expérimenté ou que vous souhaitez vous tester quant au rapport avec l'expatriation, n'hésitez pas à faire un stage : il sera très utile et représentera une première expérience à l'étranger à faire valoir sur votre CV ou lors d'entretiens d'embauche.
Voici quelques sites à consulter pour de plus amples informations
www.emploi-international.org : le site de l'Espace Emploi International qui est un service de l'ANPE (Agence nationale pour l'emploi) et de l'OMI (Office des migrations internationales : www.omi.social.fr). www.apec.asso.fr : l'Apec (Association pour l'emploi des cadres) propose des offres d'emploi.
www.mfe.org : la Maison des Français de l'étranger donne des informations capitales sur de nombreux pays.
Trois sites sont dédiés aux Français résidant à l'étranger :
Un peu de lecture à propos de l'expatriation
Expatriation, mode d'emploi, Laetitia Pers on, Studyrama (12,05€).
Réussir l'expatriation, Jean-luc Cerdin, Management & Société Éditions (32€). S'expatrier en famille, Claudie Bert, Village mondial (19€).
Enfin, pensez bien à choisir une voie que vous pourrez assumer quant au niveau de langue: si vous n'êtes pas vraiment doué en l'anglais, inutile de rêver d'être interprète de conférence. En revanche, si vous êtes scientifique, vous n'aurez besoin que de lire l'anglais et de communiquer oralement avec des collègues étrangers.