Gap year, a year out of the way
Une année loin de chez soi, dans un pays étranger, c’est tentant ! L’idée de « faire un break » après le bac – courante dans les pays anglo-saxons et en Europe du Nord – commence à se développer en France.
Depuis ces vingt dernières années, jeunes Britanniques, Canadiens, Australiens ou Néo-Zélandais prennent souvent une pause pour voyager après le secondaire, ou en cours d'études voire de carrière. Actuellement on estime à 230 000 les étudiants britanniques entre 18 et 24 ans qui tentent l'expérience. Jusqu'à présent, en France, il existait une réticence aussi bien du côté des parents que des jeunes eux-mêmes : la crainte de « perdre » un an dans ses études, ou de retarder inutilement le moment de se lancer dans la vie active... Aujourd'hui, dit Delphine Perez de Language and Travel, « la mentalité commence à changer et les parents sont plus souvent convaincus du bien-fondé de la démarche ». Une évolution peut-être due à la difficulté de s'orienter, au chômage des jeunes diplômés ou au fait que la maîtrise d'une langue étrangère s'impose désormais. De fait, les organismes de séjours linguistiques sont de plus en plus sollicités pour l'organisation de « gap year ».
La plupart du temps, les séjours durent de trois mois à un an. Pour permettre aux jeunes de 18 à 30 ans de financer sur place leur séjour, il existe des visas dits « vacances-travail », valables un an pour le Japon, la Nouvelle-Zélande et le Canada, l'Australie (deux ans). Pour une longue période, les jeunes partent également volontiers en Amérique latine ou en Afrique. En Europe, l'Irlande est très prisée ainsi que la Grande-Bretagne, pourtant réputée chère.
Modalités
La plupart du temps, les gap travellers organisent eux-mêmes leur périple. Mais il existe des associations qui les aident à définir le projet et obtenir le visa, et qui les suivent. Chez Language & Travel, on conseille de commencer par quelques cours de langue, histoire de prendre un premier contact avec d'autres étudiants et des habitants du pays. Ensuite, on peut trouver des jobs (au pair, dans l'hôtellerie...), exercer des missions humanitaires et/ou préparer un examen. Le TOEFL permet d'intégrer un collège ou une université en Amérique du Nord quant au TOEIC ou au Cambridge Certificates, ils sont une référence dans le monde des affaires. Des stages en entreprise dans le domaine auquel on se destine sont aussi envisageables. Pour de véritables emplois (aussi difficiles à décrocher qu'ici), des entreprises françaises installées à l'étranger recrutent également dans le cadre du VIE (volontariat international en entreprise).
Le financementSelon l'endroit où l'on se trouve, il est souvent possible de subvenir à ses besoins sur place, mais il est conseillé de partir avec un petit pécule en plus de son billet d'avion. Attention les missions humanitaires et dites de volontariat sont bénévoles. Il existe des bourses, pas faciles à décrocher, du côté des conseils généraux et municipaux et de la direction départementale de la Jeunesse et des Sports.
Le retourPas évident de se retrouver chez soi après une expérience de plusieurs mois ! Les associations donnent toutes le même conseil : il faut avoir un objectif à son arrivée, poursuivre ses études, avoir déjà démarché un travail ou imaginé son activité.
« Gap year » en françaisComment traduire l'expression ? Parmi les jeunes qui vivent l'expérience, certains adoptent la formule « bond en avant », d’autres : « parenthèse utile » (la traduction de l'association ProjectsAbroad) est très adapté. Quant à d’autres, ils le traduiraient par « seconde chance » ou « atout dans la vie future » !
Pratique Projects Abroad
04 76 63 49 49
La route des langues
01 44 21 81 32
Language and Travel
04 37 37 80 00
Silc
0 825 161 300
S’adresse aux lycéens qui veulent passer une année scolaire dans une famille étrangère
01 45 14 03 10Centre d’information sur le volontariat international :
01 43 17 75 85
Centre d’information et de documentation jeunesse (CIDJ)
Pour des infos sur les études et les jobs à l’étranger
01 44 49 12 00
Visas vacances-travail:Renseignements dans les ambassades des pays concernés
Les deux fédérations suivantes regroupent des organismes d’organisation de séjours linguistiques et vous dirigeront sur leurs adhérents.
L’office national de garantie des séjours et stages linguistiques (ONGSSL)
01 42 73 36 70 01 44 64 80 30